Fusion froide : le retour ?
Les annonces de succès dans la réalisation de la fusion froide n’ont pas manqué depuis celle faite par Fleischmann et Pons en 1989. Mais jamais leurs résultats n’ont réussi à être reproduits de façon convaincante. Il est à craindre que la dernière annonce ultra-médiatique faite au Japon par Yoshiaki Arata soit du même acabit...
L’information commence à se répandre sur le Web. Un scientifique distingué de l’université d’Osaka, Yoshiaki Arata, serait parvenu à atteindre l’un des Saint-Graal de la physique : la fusion froide. Le 23 mai 2008, il en aurait fait la démonstration devant un parterre de près de 60 scientifiques et membres de compagnies japonaises. Pour couronner le tout, plusieurs journaux et chaînes de télévision, comme la célèbre NHK, étaient présents.
Avec son collègue Yue-Chang Zhang, Arata a fait la démonstration d’un sorte de réacteur chimique dans lequel un courant de deutérium à l’état gazeux, un IsotopeChacun des différents types d\'atomes d\'un même élément, différant par leur nombre de neutrons mais ayant le même nombre de protons et d\'électrons, et possédant donc les mêmes propriétés chimiques.
Exemple : l\'uranium 235 et l\'uranium 238 dont le premier a 143 neutrons et le deuxième, 146 neutrons.');" onmouseout="killlink()">isotope de l’hydrogène, rencontrait de l’oxyde de zirconium contenant du palladium (ZrO2–Pd), le même MétalCorps conducteur de l\'électricité, et de la chaleur, en général malléable et ductile et réfléchissant la lumière (éclat métallique).
Au contact d\'un acide, un métal donne un sel ; au contact de l\'oxygène, il donne un oxyde (avec difficulté pour les " métaux nobles " comme l\'or, le...');" onmouseout="killlink()">métal utilisé par Fleischmann et Pons en 1989 dans leur expérience d’ÉlectrolyseDécomposition chimique de certaines substances sous l\'effet d\'un courant électrique.
L\'électrolyse se réalise dans une cuve contenant un ELECTROLYTE dans lequel sont plongées deux électrodes reliées aux bornes d\'un générateur de courant continu.
On appelle ANODE l\'électrode reliée à la...');" onmouseout="killlink()">électrolyse. Tony Stark l'utilise lui aussi pour faire fonctionner le réacteur ARC alimentant l’armure d’Iron Man...
Des résultats déjà annoncés en 1998
Araka affirme qu’une élévation de TempératureGrandeur physique liée à la notion immédiate de chaud et froid.
Deux corps en contact ont tendance à égaliser leurs températures, par échange de chaleur (équilibre thermique). Les thermomètres fournissent une mesure de la température en utilisant des phénomènes comme la variation de la pression...');" onmouseout="killlink()">température significative se produit dans le dispositif puisqu’il atteindrait 70° et continuerait à dégager de la chaleur pendant 50 heures, même après l’arrêt de l’injection du gaz. Selon Akito Takahashi, un autre physicien de l’université d’Osaka, lors d’expériences précédentes du même type, de l’hélium aurait été détecté comme produit de la réaction. Selon eux, ce serait le signe qu’une fusion des noyaux de deutérium s’est bien produite et qu’au moins une part de l’énergie dégagée n’est pas due à une banale réaction chimique. Rappelons que le deutérium étant chimiquement semblable à l’hydrogène, il est tout aussi RéactifChimie. Substance introduite pour prendre part à une réaction chimique.
Note :
1. Le réactif n\'est pas obligatoirement l\'espèce réagissante ; ainsi, dans la nitration du benzène, HNO3 est le réactif et le cation NO2+ l\'espèce réagissante.
2. Le terme « réactif » s\'emploie également comme...');" onmouseout="killlink()">réactif que lui.
On aimerait bien que tout ceci soit vrai, tant la découverte d’une source d’énergie propre, facile à mettre en place partout sur la planète et quasi inépuisable serait la solution à bien des problèmes auxquels l’humanité est actuellement confrontée, crise de l’énergie, surpopulation et réchauffement climatique global causé par le rejet de CO2. Mais on peut légitimement se demander pourquoi des publications d’Araka sur un phénomène similaire n’ont jamais réussi à convaincre le monde scientifique depuis 1998. Si une réaction de fusion était aussi indiscutable, on ne voit pas pourquoi il faudrait un événement aussi médiatisé pour l’annoncer. Rappelons que Pierre-Gilles de Gennes était très sceptique pour tout ce qui touche à la fusion froide.
Inexplicable avec la physique actuelle
Pour générer des réactions de fusion, il faut vaincre la barrière coulombienne entre les noyaux, ce qui nécessite des conditions de pression et de température très loin de celles que l’on rencontre ordinairement sur Terre. Bien sûr, on peut imaginer que les AtomeConstituant fondamental de la matière. Un corps constitué d\'atomes de même espèce est appelé corps simple ou élément chimique.
Composition:
- un noyau de nucléons : protons et neutrons concentrant pratiquement toute la masse de l\'atome,
- des électrons minuscules, orbitant très...');" onmouseout="killlink()">atomes de deutérium dans le composé d’oxyde de zirconium et de palladium se retrouvent à l‘intérieur d’un assemblage très particulier créant localement des pressions et des températures, ou d’autres effets physiques, permettant de franchir la barrière de répulsion entre les ProtonUn proton est un nucléon, il forme le noyau de l\'atome avec les neutrons. Sa charge électrique est +1, l\'inverse de celle de l\'électron. Le nom proton vient du grec et signifie "le premier", c\'est en effet une des premières particules à avoir été identifiée.');" onmouseout="killlink()">protons des noyaux. Mais cela reste à prouver aussi bien théoriquement qu’expérimentalement.
Avant de s’emballer, il sera sans doute sage d’attendre que le phénomène soit bien répliqué partout dans les laboratoires de la planète et qu’aucun biais dans les analyses ne soit découvert. Précédemment, l’apparition d’hélium avait été imputée dans nombres d’expériences à des contaminations mal contrôlées. En général aussi, l’apparition de NeutronUn neutron est un nucléon, il forme le noyau de l\'atome avec les protons. Sa charge électrique est nulle.');" onmouseout="killlink()">neutrons est un signe sûr d’une réaction de fusion. Un signe qui manque toujours à l’appel...
Il ne serait pas bon tout de même de nier un phénomène expérimental sous prétexte qu’il est impossible théoriquement. On serait alors aussi ridicule que les « savants » aristotéliciens refusant de regarder dans la lunette de Galilée parce que ce qu’il voyait était impossible selon les théories d’Aristote. Affaire à suivre donc, mais avec la plus grande prudence...













